Daphné Walls the agency – Cassandra Chapel

Bonjour tout le monde ! ♡

Il y a quelques semaines maintenant, j’ai été contactée par Librinova afin de chroniquer ce livre dont je n’avais pas encore entendu parler.

Après avoir vu le résumé, je me suis lancée et j’ai accepté leur proposition de service presse.

Je ne dirais pas que je regrette de l’avoir fait, au contraire, mais malheureusement je suis extrêmement mitigée concernant ce que j’ai pu lire.

RÉSUMÉ

« Si on m’avait dit un jour que l’humanité ne tiendrait qu’à un fil, je ne l’aurais pas cru, jusqu’à être sur le point de marcher sur ledit fil et ce à une hauteur vertigineuse. Est-ce que j’exagère ? À peine. C’est en tout cas ce que ma conscience m’a hurlé lorsque l’on m’a assigné à ma première mission sur le terrain : neutraliser une organisation terroriste. Rien que ça. »

Une jeune recrue d’une agence d’espionnage, un coéquipier sexy, une organisation terroriste et la société au bord de l’effondrement : on connaît tous le scénario. C’est pourtant la tournure que prend aujourd’hui la vie de Daphné Walls, qui devra laisser sa petite vie tranquille derrière elle, surmonter ses craintes pour mener à bien sa mission. Qui a dit qu’une femme armée ne pouvait pas sauver le monde ?

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CE QUE J'EN AI PENSÉ

Je ne sais pas vraiment par où commencer, positif ? Négatif ? Je vais simplement faire au feeling et par ordre chronologique.

ATTENTION, CHAQUE CITATION PROVENANT DU LIVRE À ÉTÉ RECOPIÉE MOT À MOT.

Tout d’abord, je dois dire que j’ai été assez « énervée » de voir qu’en 2020, on pouvait encore lire des choses comme de la grossophobie banalisée. Voici de quoi je parle :

« — […] un muffin au chocolat et un thé […]

— Ce n’est pas sérieux ça, dit-il en mimant l’embonpoint.

Je rigolai un instant […] « 

Premièrement, si manger un muffin faisait autant grossir, ça se saurait et deuxièmement, le fait de mimer une personne avec de l’embonpoint et d’en rire par la suite, ce sont des choses qui m’exaspèrent fortement, même dans la vie de tous les jours. Honnêtement, rien qu’à cette phrase, j’ai failli abandonner l’histoire, mais par respect pour l’autrice et le temps passé à écrire, j’ai continué même si j’étais en colère.

Puisque nous sommes dans les nombreuses phrases qui m’ont dérangée (et encore, je ne pourrai pas toutes vous les mettre ici) en voilà deux autres :

« Rentrez le ventre, sortez votre poitrine et grandissez-vous »

Si la femme représentée sur la couverture est bien Daphné Walls, je doute qu’elle puisse rentrer quoi que ce soit. Et puis, ai-je vraiment besoin d’expliquer ce qui pose problème dans ce genre de phrase ? Surtout pour enchaîner avec un :

 » —Rappelez-vous que vous êtes dix fois plus jolie et intelligente, que ces… il faut le dire… vieilles cruches.

Je laissai échapper un rire […] »

Le fait de dénigrer d’autres femmes pour en valoriser d’autres, ce n’est pas non plus ce que je préfère.

Quand on pense qu’il n’y en a plus, il y en a encore…

« — […] Alors de quelle espèce est cet homme ? »

J’étais un peu choquée quand j’ai lu de tels propos… comme s’ils parlaient d’animaux… j’aurais au moins aimé que la personne disant cette phrase soit réprimandée, mais non. C’en est simplement suivi d’une petite blague sur le fait que l’espèce était humaine, etc.

À ce moment précis, c’est-à-dire 19% de l’histoire, j’ai hésité à abandonner et j’ai d’ailleurs arrêté ma lecture durant quelques jours en pensant vraiment à ne plus jamais reprendre.

« […] provoquant des regards étonnés de la part de mon voisin de droite, un homme énorme, l’un des meilleurs clients des fast-foods du quartier. »

Comment peut-on qualifier une personne avec le terme « énorme » ? Un objet peut être énorme, un bâtiment peut l’être, mais un être humain reste un être humain, peu importe la taille de son fessier, il me semble. D’ailleurs, cela entretient encore une fois la grossophobie en disant qu’il est le meilleur client d’un fast food. Toutes les personnes en surpoids ne se nourrissent pas uniquement de fast food. Je n’ai pas envie de m’éterniser sur le sujet, mais je n’ai pas trouvé ça normal de lire ça dans un livre.

J’ai toujours bien sûr continué ma lecture malgré tout, même si je n’étais pas du tout à l’aise avec ce genre de choses.

Par exemple, il y a aussi cette phrase qui aurait pu être tournée autrement pour parler d’une personne qui change d’avis, etc :

« Ou alors il était totalement bipolaire »

Étant donné que la bipolarité est une maladie, il me semble que le terme lunatique aurait été beaucoup plus approprié.

Voilà donc une infime sélection de phrases très dérangeantes qui en plus n’ont rien apporté de plus à l’histoire. Et je vous ai passé les passages sexistes. Ce n’était que des détails futiles qui ne manqueraient même pas s’ils n’étaient pas là.

Bien sûr, j’ai tout à fait conscience que chaque personnage à sa personnalité, mais après avoir lu toute l’histoire, je reste persuadée, qu’ils n’avaient pas ce genre de caractères du tout et certains passages ne font pas partie d’un dialogue, mais bien d’un descriptif.

Passons maintenant au fait qu’il y a un nombre incalculable de fautes d’orthographes et de coquilles. Petite précision, l’erreur est humaine et je suis certaine que je dois faire moi aussi quelques fautes par ci par là de temps à autre (surtout sur les réseaux sociaux puisque je ne relis jamais avant d’envoyer un tweet par exemple) et c’est là qu’est le problème… puisque le livre a été auto publié, je ne suis pas certaine qu’il ait été assez relu… je ne sais pas si l’autrice a fait appelle à un.e correcteur.ice mais si c’est le cas, le travail n’a pas été effectué à 100%. Je sais que certaines petites coquilles peuvent restées même après le passage d’un.e pro, mais là, c’était quand même très fréquent.

Exemples :

« Une discussion aller devoir […] »

« Toutes ces interrogation restées dans réponse […] »

« […] l’est une des meilleurs […] »

À l’habitude, j’aurais contacté l’autrice pour lui signaler afin qu’elle puisse corriger, mais là je n’ai pas été contactée directement par elle, et il y avait trop d’erreurs pour que je puisse toutes les relever.

D’ailleurs, beaucoup de temps sont utilisés dans cette histoire… par exemple, voici une phrase que j’ai partagée avec plusieurs personnes qui m’ont toutes dit qu’elles ne comprenaient pas vraiment pourquoi il y avait autant de temps différents qui change très souvent même dans de simples phrases.

Par exemple :

« Nous fîmes le tour du bâtiment mais toutes les issues étaient fermées à clé, le bruit d’une porte forcée risquerait de nous faire remarquer et en levant la tête je vis qu’une fenêtre à l’étage était encore ouverte. »

C’est assez perturbant, surtout dans un roman moderne de retrouver ce genre de choses. Mais comparé aux phrases précédentes, ce n’était rien et c’était même beaucoup moins dérangeant puisque ça n’a pas empêché ma lecture complète.

Honnêtement, je suis assez déçue, car en soi, j’ai adoré l’histoire. J’ai vraiment aimé les personnages et je m’y suis même beaucoup attaché malgré tout, car dans chaque chapitre, quelque chose se déroulait et je ne perdais jamais le fil de l’action, ce qui n’est parfois pas le cas dans certains romans d’action ou il y a des moments de calme un peu trop longs. Ici, tout était parfait à ce niveau et c’est ce que j’ai le plus aimé. Le fait de ne pas s’ennuyer pendant la lecture.

Même si certains points ne sont pas très clairs, par exemple le vouvoiement qui dure assez longtemps malgré tout ce qu’il peut se passer, etc. Je mets cela sur le compte de la personnalité des personnages et donc même si cela paraît étrange, on s’y fait rapidement (mais on est content quand enfin ils passent au tutoiement).

J’aurais pu vraiment l’apprécier encore plus s’il n’y avait pas toutes ces choses qui m’ont posé problème et qui je le répète n’avait absolument aucun lien avec l’histoire. On pourrait la réécrire en enlevant ces passages qu’elle resterait exactement la même, c’est à dire très bonne.

Je n’ai jamais été contre le fait que l’on puisse écrire des choses sexistes, grossophobes, etc dans un livre, mais si on le fait, il est important de le dénoncer justement. Si un personnage dit ce genre de phrase, il est important qu’il soit réprimandé…Ou du moins, que ces choses aient un impact sur l’histoire.

Le fait est que très souvent, on décide de lire pour s’échapper de la réalité et que dans des conditions comme celle-ci, on accentue un peu plus ce que l’on peut vivre tous les jours sans la vie réelle.

Je ne regrette donc pas d’avoir décidé de continuer, car c’était vraiment une histoire sympa.

Je tiens tout de même à rappeler que ceci n’est que mon avis personnel et que pour vous faire votre propre avis il vous suffit de lire ce livre que je vous conseille vraiment, sauf peut-être si comme moi ce genre de phrase vous rappelle de très mauvais souvenirs, etc. Si vous vous concentrez sur l’histoire, je suis certaine que vous adorerez !

INFOS BONUS

DATE DE SORTIE : 02.06.2020

Maison d’édition : Librinova

PAGES : 340

J’ai lu ce livre en 16 JOURS.

3/5

Note : 3 sur 5.

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